Bulletin hebdomadaire SUD Educ05 semaine26-2018

mardi 26 juin 2018

1-Agenda :
Lundi 25 juin 18h Embrun Au Lieu, soirée débat/repas/concert de soutien aux migrants
Mardi 26 juin 18h30 à Gap Soirée de fin d’année de SUD/Solidaires 05 au 17 rue Aimé Clément à Gap. À partir de 18h30, venez nous rencontrer, discuter et partagez un moment, un verre et/ou de quoi manger avec nous !!
Jeudi 28 juin 11h45 à Gap Alors que les grèves perlées des cheminot-e-s s’achèvent et que la mobilisation est présentée comme s’essoufflant, une journée de mobilisation pour la défense des services publics est organisée à l’appel de la CGT, FO et de Solidaires. Dans le 05, une manifestation de solidarité avec tous-tes celles et ceux qui continuent à se battre, à faire grève et à lutter pour une société plus équitable aura lieu à Gap.
Le rassemblement est prévu à 11h45 devant la gare de Gap et sera suivi par une manifestation jusque dans la rue Carnot où un pique-nique festif sera organisé.
Toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’associer à ce mouvement peuvent le faire en faisant grève (un préavis a été déposé au niveau national) ou en nous rejoignant à partir de 11h45 !
Vendredi 29 juin 14h45 à Gap CAPD à l’Inspection académique. Au menu : les promotions...

2-En grève, dans la rue, dans l’action le 28 juin ! Mobilisation public/privé

Gap 11h45 Rassemblement devant la Gare SNCF Départ Manif 12h15 suivi d’un barbecue

Pour les services publics, nos biens communs, notre richesse, nos zones à défendre ; pour nos salaires et pour nos pensions, dans les entreprises et les services où se crée la richesse ; pour la liberté d’expression, de lutter, de revendiquer, d’agir et de créer notre avenir…

Le gouvernement se sent les mains libres pour dérouler son projet néo-libéral d’ensemble après les ordonnances Travail et le Pacte ferroviaire. Un plan de privatisations est programmé. Toute la protection sociale est dans la ligne de mire. Une contre-réforme structurelle des retraites est projetée. La destruction complète du statut des fonctionnaires et de leurs droits est en marche, avec des réductions massives de postes, la généralisation de la contractualisation, la destruction annoncée du paritarisme.

Le service public d’éducation subit de plein fouet cette politique de régression sociale au service des classes possédantes. Outre les suppressions de postes, du primaire au supérieur en passant par le secondaire (voies générale, technique et professionnelle), les programmes, les méthodes, l’organisation des enseignements, l’orientation des élèves et des étudiant-e-s font l’objet d’une série d’attaques coordonnées. Elles ont pour seule fin d’augmenter encore le tri social opéré par le système scolaire, au détriment des classes populaires.

Seule une mobilisation d’ensemble, massive, durable, déterminée, peut stopper cette marche régressive. Elle reste plus que jamais à construire. Le 28 juin, la CGT, FO, Solidaires appellent à une mobilisation public/privé.

Le 28 juin, par la grève, les manifestations, renforçons nos luttes face à un pouvoir qui ne veut rien entendre !

3-Mouvement d’ajustement dans le 1er degré

Une fois n’est pas coutume nous allons dire du bien de notre administration … enfin, non, pas de toute l’administration mais de certaines petites mains dans un certain bureau qui tente de réaliser l’impossible : coller au plus près des demandes des collègues dans le respect des nécessités de service. Certaines petites mains qui épluchent nos demandes de postes des plus légitimes aux plus farfelues, qui subissent les pressions de certain.es directeur.trices, qui connaissent les conditions d’exercice, la difficulté des distances, des postes fractionnés, les besoins familiaux, les particularités médicales… Alors oui, tout n’est pas parfait, notamment pour les jeunes collègues dont beaucoup se retrouvent loin, sur des postes de directions, des postes spécialisés ou sur des communes très éloignées, cinq collègues se retrouvent, pour l’instant sans nomination, une collègue à dû renoncer à son poste définitif pour pouvoir « souffler un peu », des collègues n’ont aucun de leur vœux sollicités...Ce mouvement s’annonçait très difficile, peu de départs à la retraite, très peu de postes dans le nord du département, beaucoup dans le Buech si beau mais si lointain...sans oublier 4 postes en moins !

Donc, oui tout n’est pas parfait, beaucoup de collègues seront insatisfait.es de leur nomination ou inquiet.es pour la route, la direction … mais en téléphonant aux petites mains dans un certain bureau, soyez certain.es qu’elles ont fait tout ce qu’elles pouvaient avec ce qu’on leur a concédé et qu’elles n’ont pas beaucoup dormi ces derniers temps…C’est le système qu’il faut changer. Si vous êtes déçu.es ou en colère, transformer cette colère en action et en combat collectif pour une école plus juste et émancipatrice.

4-La rentrée 2018 dans les lycées : à fond dans le brouillard

La réforme du lycée ?? Pas d’inquiétudes nous a-t-on seriné à l’oreille cet hiver... sa mise en oeuvre est reportée à la rentrée 2019. Rassuré-e-s à moitié par ce report qui ne faisait que différer d’une année la mise en oeuvre de ce qui est présenté comme la plus importante réforme du lycée et du baccalauréat, nous dormions tout de même un peu mieux à l’idée que nous avions encore quelques mois devant nous avant d’engager le fer avec notre ministre sur une réforme dont les grandes lignes n’augurent rien de bon pour nos conditions de travail.

Ça c’était avant...

Avant que le recteur de l’académie d’Aix-Marseille ne vienne confirmer par une lettre aux chefs d’établissement une information qui n’avait que peu retenu l’attention au printemps : la réforme de la 2nde entrera bel et bien en vigueur dès ce mois de septembre même si ce n’est que de manière incomplète. Parmi les mesures prévues, l’organisation de « tests numériques de positionnement sur la maîtrise de la langue française et des compétences en mathématiques » dès le mois d’octobre pour vérifier le boulot des collègues du collège qui, peu scrupuleux comme ils le sont, auraient bien pu laisser passer en 2nde des élèves en grande difficulté scolaire. Passés sur une plateforme numérique, ces tests bénéficieraient d’une « correction automatisée » et leurs résultats « anonymes personnels » (sic !) ne seraient a priori communiqués qu’aux familles et les professeurs concernés. Comment le résultat de tests informatiques anonymes pourront retrouver la famille de l’élève qui les a passés ? Le courrier ne le dit pas... Si c’est d’un bilan à l’entrée du lycée qu’il s’agit, pourquoi ne pas travailler à partir des bulletins de collège des élèves et de leurs résultats au Brevet ? Là non plus, aucune justification. Il est clair néanmoins qu’il s’agit d’imposer au lycée les fameuses « évaluations nationales » déjà décriées dans le primaire et au collège et dont les résultats ont justifié en partie les nouvelles circulaires sur l’apprentissage de la lecture. Cela promet !

5-La mise à mort progressive des lycées pro

Dans une indifférence quasi générale, les lycées professionnels subissent des attaques, une réduction des moyens qui leur sont alloués, et sont peu à peu marginalisés alors que les structures et parcours professionnels les plus favorables aux intérêts du patronat (CFA) bénéficient d’une valorisation constante.

Trop coûteux, ne favorisant pas suffisamment la malléabilité des élèves aux souhaits des entreprises, souvent isolés géographiquement les uns des autres, les lycées pro sont des cibles faciles pour les réformes libérales et d’austérité budgétaire de l’État. La dernière réforme de l’enseignement professionnel présentée par le gouvernement ne fait que confirmer ce constat :

baisse moyenne de 10% des enseignements généraux dispensés aux élèves (ce qui correspond mathématiquement à l’équivalent de 7 000 postes d’enseignants)

réduction du nombre de filières

réforme des programmes pour coller toujours plus aux desiderata des entreprises privées

suppression de la taxe d’apprentissage

L’objectif du gouvernement est clair : c’est bien vers la destruction à court terme du lycée professionnel que nous nous dirigeons.

6-Mayotte : une situation qui fait trembler

C’est la coupe du monde de foot ball et apparemment ça ne réussi pas aux Mahorais.es. Aucune info sur ce qui s’y passe. Si, il y a quelques mois déjà, SUD Education décrivait la situation catastrophique sur l’île qui avait entraîné une grève générale mais... il n’y avait pas de secousses sismiques. Un millier de secousses sismiques ont été enregistrées depuis le 10 mai 2018 dont la plus violente à 5,8 d’après le bureau de recherches géologiques et minières . A toutes les difficultés qu’il y a sur cette île (économie, chômage, eau potable, migrations, prix), il faut rajouter ce nombre de secousses avec un épicentre entre 40 et 60km des côtes. Dans la vie de tous les jours, cela veut dire vivre avec une sacrée tension, dormir parfois dehors, ne jamais être en sécurité, craindre le tsunami, craindre pour ses proches… Et pour l’éducation, cela veut dire se trouver dans des salles avec des étais de soutènement dans les classes, se protéger sous les tables pendant la durée de la secousse, plusieurs fois par heure... Évidemment, loin de cette colonie, heu, de ce territoire, en France métropolitaine, l’ensemble des médias préfèrent parler de foot, et nous on préférerait que les Mahorais.es puissent tranquillement jouer au ballon plus ou moins rond en toute tranquillité, notamment en sachant qu’illes peuvent compter sur notre solidarité.

7-Rendez-vous salarial : mais où sont passés les salaires ?

Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics, a présidé ce lundi 18 juin 2018, ce qu’il a nommé le « rendez-vous salarial ».

Comme nous nous en doutions, aucune annonce conséquente et à la hauteur des enjeux n’a été faite.

Rien sur le dégel du point d’indice, rien sur une revalorisation indemnitaire uniforme pour l’ensemble des agentes et des agents. Rien sur une abrogation du jour de carence.

Rien, rien, rien.

Ce qui a été annoncé :

PPCR : Après une année de report, le calendrier annoncé en fin d’année 2017 sera tenu d’ici 2022 dans son équilibre général.

Revalorisation des frais de transports et d’hébergement

Garantie Individuelle Pouvoir d’Achat reconduite (GIPA)

Compte Epargne Temps : augmentation de 10 euros par jour racheté et abaissement du plafond à partir duquel les jours sont monétisables

Accompagnement et aide à l’installation et au logement des agents.

Ces mesures ne sont, pour certaines, pas du fait de l’actuel gouvernement. Quoi qu’en dise le Ministre. (PPCR)

Les revalorisations et autres mesures sont certes nécessaires à la vie des agentes et des agents mais ne relèvent en rien des discussions à mener en rendez-vous salarial.

Augmenter de 10 euros le rachat des jours CET n’est finalement rien d’autre que de l’autofinancement de pouvoir d’achat. Argent ou congé, telle est la question ?

Par ailleurs, augmenter la possibilité de rachat des jours CET, c’est travailler plus pour gagner peu et c’est, de fait, remettre en cause le temps de travail....

Reconduire la GIPA, c’est bien reconnaître qu’il y a un problème de pouvoir d’achat.

Au final, aucune mesure générale sur les rémunérations qui concernerait l’ensemble des 5 millions d’agents publics…

Ah si ! Le gel du point d’indice a lui bien été confirmé pour 2019.

8-Plus jamais d’enfants placés en rétention !!!

Ce sont de jeunes enfants – parfois des nourrissons - ou des adolescents. Ils sont privés de liberté, surveillés par des policiers, enfermés derrière un grillage… Dans des prisons qui ne disent pas leur nom : les centres de rétention administrative. Leur crime ? Avoir des parents étrangers dont les papiers ne sont pas à jour. En 2017, 305 enfants ont vécu cette injustice, soit 7,6 fois plus qu’en 2013 ! Et 4 285 mineurs ont subi le même sort à Mayotte, département français.

Avec La Cimade et ses partenaires Réseau Education sans frontières (RESF), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Anafé, MRAP, Syndicat des avocats de France (SAF), France terre d’asile et ASSFAM, exigez la fin de l’enferment des mineurs dans des centres de rétention.

Pétition à signez ici ou http://agir.lacimade.org/retention


Documents joints

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