Communiqué commun CGT, FO, FSU, SUD-Solidaires, UNEF, UNL et FIDL

vendredi 1er avril 2016

La puissante journée de grève et manifestations
rassemblant plus d’un million de personnes dans 260 villes a démontré la
détermination sans faille des étudiant-es, lycéen-nes, salarié-es, privé-es
d’emploi et retraité-es à obtenir le retrait du projet de loi travail et à
conquérir de nouveaux droits sociaux.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU,
Solidaires, UNEF, UNL et FIDL réaffirment que dans un contexte de hausse du
chômage, d’explosion de la précarité et de la pauvreté, ce texte va organiser
une régression généralisée des droits, créer un dumping social entre les
entreprises d’un même territoire et d’une même branche et aggraver les
inégalités entre les salarié-es.

Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement,
ce projet de loi travail ne créerait en aucun cas les emplois pérennes
nécessaires à la relance et à l’investissement.
Le gouvernement
doit entendre les milliers d’étudiant-es, de lycéen-nes, de salarié-es, de
privé-es d’emploi et de retraité-es mobilisés massivement aujourd’hui dans la
rue et dans les entreprises avec de nombreux appels à la grève. II doit entendre
tous les citoyen-nes qui s’expriment, 70% de la population estime en effet,
qu’il faut retirer le texte, qu’il n’est pas amendable, sa philosophie globale
restant inchangée.

Les organisations syndicales signataires
affirment une nouvelle fois que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à
manifester, à se réunir, à s’organiser, tout en assurant la sécurité des
manifestant-es.

Elles confirment leur disponibilité pour
rencontrer le gouvernement et faire des propositions de droits nouveaux en
termes d’emploi, de salaires et pensions, de temps de travail, de protection
sociale, de garanties collectives, de conditions de travail, de formation et de
droits et libertés syndicales. Des propositions porteuses de progrès social et
correspondant à la réalité du travail d’aujourd’hui et de demain.

D’ores et déjà, de nouvelles journées de
mobilisation avec grèves et manifestations sont prévues et ce dès le 5 avril à
l’initiative des organisations de jeunesse.

Les salarié-es se mobiliseront sous diverses
formes, notamment avec l’interpellation des parlementaires.

Le 9 avril, elles appellent à la réussite d’une
nouvelle grande journée d’action de grèves et de manifestations.

Si le gouvernement ne répond pas, les
organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL resteront
déterminées à poursuivre et amplifier la mobilisation pour obtenir le retrait du
projet de loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux y compris par
les manifestations et la grève interprofessionnelle.

Elles décident de se revoir le 6
avril.

Paris, le 31 mars
2016


Brèves

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