Quatre raisons pour s’opposer aux formations "collège 2016"

mercredi 11 novembre 2015


1. SUD éducation demande toujours l’abrogation de la réforme du collège.
Loin des discours élitistes et anti-pédagogie que l’on entend un peu partout, SUD éducation dénonce l’accroissement des inégalités que va impliquer cette réforme. Mettre en place au forcing un formatage des personnels pour mieux la faire pas­
ser est parfaitement scandaleux et méprisant pour les collègues.

2. SUD éducation défend le droit à la formation. Dans la plupart des collèges les chef-fe-s d’établissement relayés par les IPR limitent l’autorisation de participer aux journées de formation auxquelles les collègues ont pourtant légitimement droit, les formations obligatoires « réforme du collège » se font donc sur le dos du droit à la formation des personnels. La formation devient un outil de management pour faire passer les ré­formes. C’est parfaitement inacceptable.

3. SUD éducation s’oppose à la multiplication des hiérarchies intermédiaires. Nous avions déjà le conseil pédagogique, les experts de terrain en REP, les bénéficiaires d’IMP bidons... Maintenant, nous allons avoir les « formateurs relais » chargés de formater leurs collègues et d’ investir les conseils pédagogiques pour mettre en place la réforme. Le management par la carotte est un facteur de division et de tension au
sein des équipes : il faut le refuser !

4. SUD éducation s’oppose à l’allongement du temps de travail. Or, les formations pour l’ensemble des collègues devront être organisées largement hors du temps de service devant élèves, ce qui implique un al­longement du temps de travail ; il faudra en effet trouver entre 10 et 16 demi-journées. Le ministère a décidé que ces formations seront déclinées par académies avec des possibilités diverses : le mercredi après-midi, durant les journées de prérentrée ou au cours de la journée de solidarité (sic) ou même pendant les vacances scolaires ! La degesco a même fait allusion à l’annualisation du temps de travail dans la fonction publique avec des modalités et des justifications très variables selon les académies ! Tout ceci est inacceptable.